Du Laos au Cambodge...
Traversée du Laos et du Cambodge, du nord au sud : 3 voyageurs, 3 sensibilités et 3 amis tombés amoureux de l'Asie. En quete d'authenticité et soif de découverte, nous vous ferons partager nos impressions et nos anecdotes vécues durant notre périple sur ce blog.

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Rétrospective photo !



Publié à 09:45, le 21/02/2009, Paris
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Officiellement détruits

A Phnom Penh, ville poussiéreuse, sale et polluée, à la circulation anarchique et permanente, les traces du régime dévastateur des khmers rouges ont résisté au temps : tout d'abord leur ancienne prison, Tuol Sleng, alias S 21, établie dans un lycée au coeur de la capitale, a été conservée presque en l'état. La visite se passe de commentaires : les cellules, ou cages, des prisonniers sont toujours là ; tout comme les salles de torture, où s'étalent encore sommiers de fer, fers et fer à repasser, instruments de captivité et de torture. En y entrant, je n'ai pu m'empêcher de frémir et jeter un coup d'oeil en arrière, vérifier que personne ne fermait la porte derrière moi... Au mur, une photo du dernier prisonnier, exécuté dans cette pièce où je me tiens, juste avant l'arrivée des Vietnamiens. Même en se savant perdus, les khmers rouges ont exécuté 14 prisonniers, ne laissant que 7 rescapés. Les photos, en noir et blanc et de médiocre qualité, laissent deviner le supplice du condamné avant de mourir, libéré de tant de souffrances.
Ce grand lycée, aux bâtiments presque vides aujourd'hui, n'est pas sans âme : les portraits de prisonniers sont affichés. Affichés en petite taille, ils remplissent de grands panneaux, de longues salles et le rez-de-chaussée d'un bâtiment entier. Les monstres de Pol Pot prenaient leurs victimes en photo, en effet, à leur entrée dans cet enfer. Hommes, femmes et même enfants fixent l'objectif, le regard vide, froid ou effrayé. Aujourd'hui, ils nous regardent et témoignent des atrocités qu'on leur a fait subir, un numéro suspendu au cou. Telle une machine de guerre froide et inhumaine, à l'organisation qui fait froid dans le dos, l'Angkar tenait des dossiers sur chaque prisonnier. Nom, prénom, date de naissance, date d'arrestation, âge de la victime à cette date puis "officiellement détruit(e) le ...". Registre méthodique et bien rôdé d'un génocide qui a coûté la vie à plus de 2 millions de Cambodgiens. Rien n'est laissé au hasard. Pourtant, ça n'est pas si loin de nous : en 2009, cela fera seulement 30 ans que les Vietnamiens ont mis fin à la paranoïa sanguinaire des khmers rouges et Pol Pot, alias Frère premier.
Les tortionnaires forçaient ces pauvres âmes à avouer des choses ou connaissances qu'ils n'ont pas faites, sous la torture. Une fois passé aux faux aveux, ils étaient alors conduits, par camions entiers, aux champs de la mort, à 15 km de Phnom Penh. Là, ils étaient sommairement exécutés à coups de matraquage, à genoux, afin d'économiser les munitions. Puis on leur coupait la tête, une fois tombés dans la fosse commune. Les enfants étaient battus à mort contre un arbre, toujours vivant, lui.
Un stupa du souvenir a été érigé à l'entrée du site. La grande colonne est remplie de crânes fracturés, dans toute sa hauteur. Tout un peuple décimé. Officiellement détruit.

Publié à 08:47, le 19/12/2008, Phnom Penh
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Au fil de l eau

Nous quittons Siem Reap, les vestiges d Angkor et les innombrables touristes. Par bateau, nous rejoignons Battambang. L immense lac de Tonle Sap s etend sous un soleil matinal. La lumiere se reflete sur la surface, revelant les ombres des pecheurs, trahissant la presence de l homme au sein de cette superbe reserve d eau. Ses contours sont a peine perceptibles et jouent avec l horizon. De nonbreux oiseaux ont elu domicile ici. Encore une fois, la richesse et la beaute de la nature emerveillent. La traversee est magnifique. Nous rejoignons la riviere Stung Sangker, comme se dessine une longue vague verte, delimitant l eau et le ciel. Telle des mangroves, la vegetation s est emparee de l espace. Les racines dans l eau, elle puise sa force. A la surface, elle s epanouit au soleil. Ces tapis verts semblent poses sur l eau. Trompeurs, ils font croire a des bouts de terre. L illusion est parfaite. Puis un arbre, solitaire, sort la tete de l eau ; le spectacle devient irreel.

Au bord de la riviere, des villages sont installes la, sur l eau, flottants. A moteur ou a rame, le bateau sert de moyen de locomotion. Pour faire ses courses, se rendre d une maison a une autre. Il devient meme une extension de la maison a part entiere, ou on faiot la lessive, ou on entrepose divers artefacts. Notre bateau roule lentement pour eviter de generer trop de remous. Il s arrete a chaque village pour embarquer ou debarquer des passagers cambodgiens. Ils sautent avec leur valise sur le bateau depuis une petite barque avec une habilete et une habitude deconcertantes. Les scenes sont etonnantes. Les habitants s amusent de notre regard surpris en les voyant faire. C est leur quotidien. Nous y assistons, curieux, admiratifs et parfois surpris. Dans ce cadre magnifique mais peu commode, ils se sont adaptes. Ils vivent sur l eau, tout simplement. A tout age, ils savent manier la rame et naviguer, mais aussi sauter d une embarcation a l autre sans encombre, comme la petite grand-mere qui est montee a bord depuis une barque, avec sa valise, tout naturellement.

Aui bruit du gros moteur, les enfants mettent le nez dehors. Ils sont tout excites de nous voir repondre a leurs signes. Certains en profitent pour nous faire une petite danse au passage, d autres sautent sur place ou tombent en arriere. Tous ont le sourire aux levres.

Soudain, l espace navigable retrecit ; le bateau doit se frayer un chemon au travers du dense tapis vert qui nous entoure. Les branches foutettent les arcs en bois du bateau a notre passage. Les barques des pecheurs que nous croisons doivent s enfoncer un peu plus dans la vegetation pour nous laisser passer. Nous traversons une zone marecageuse, la conduite devient delicate. Doucement, nous avancons. Puis le moteur s eteint, laissant le bateau a la dervice. Petite panne du gouvernail qui sera reparee en 15 minutes. Juste histoire d assurer le folklore de la traversee. Puis la zone navigable s elargit a nouveau et laisse deviner les berges. Dans l eau ou sur des barques, les hommes s affairent autour des filets de peche. Depuis les rives, les enfants des villages ser assemblent et nous saluent. Parfois, ils sont trop loins, alors ils crient pour que nous les trouvions et repondions aleurs signes. Les paysages sont maintenant tres verts, plis hauts avec des arbres et plus varies. Les maisons en bois se nichent au coeur de la verdure, sur pilotis. Les conditions de vie sont rudimentaires, comme en temoignent les abords de la Stung Sangker. Les equipements sont vetustes et peu nombreux. Les habitants font avec les moyens du bord. Mais ces epreuves n ombragent pas leurs sourires, simples et eclatants a la fois. Au fil de leau, des villages et des hommes qui y vivent, nous finissons par arimer a Battambang.



Publié à 07:33, le 8/12/2008, Battambang
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Sur les traces des explorateurs

Beaucoup de superlatifs collent a la peau d'Angkor : un site historique immense et d une beaute epoustouflante, sans commune mesure, et une affluence touristique a la hauteur du site, classe au patrimoine mondial de l Unesco. Une etape incontournable du Cambodge, mais bien peu revelatrice de la culture khmere. C etait notre premiere halte cambodgienne. La beaute des temples dans la jungle nous a emerveilles. Si vastes, si differents et si vieux... En marchant parmi leurs allees infinies, dont certaines cachees, on pouvait se prendre pour l un de ces explorateurs qui ont redecouvert ces tresors de l ancienne capitale khmere, enfouis dans la jungle. Hormi le Ta Phrom, repute pour l enchevetrement des arbres autour de ses ruines, il n est pas rare de voir la vegetation tenter de reprendre ses droits sur le territoire. Pendant des siecles, la nature avait englouti ces vestiges de pierre. Aujourd hui encore, elaguer leurs contours est une tache sans fin.

On reste sans voix, parcourant sans cesse les alles de ces innombrables edifices. Leur etendue est impressionnante. Ne sont restees que les pierres de l ancienne cite imperiale. Toutes les habitations et autres constructions faites pour l homme etaient en bois a l epoque. La pierre etait reservee aux seuls edifices divins. On peut alors essayer d imaginer l immensite d Angkor avant de disparaitre, devoree par la nature luxuriante.

Siem Reap, a cote, fait pietre figure. Structuree comme une ville d accueil de touristes et de business, elle ne nous offre pas le visage de la culture khmere...

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 07:16, le 8/12/2008, Siem Reap
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"One dollar each"

Voila 15 jours, nous etions a la frontiere chinoise. Ce jour ci, c est aux portes du Cambodge que nous nous trouvons. Apres avoir atteint l embarcadere de Ban Nakasan, nous nous entassons dans des mini bus. Premiere etape : enregistrer notre depart aupres de l immigration laotienne. Pour recuperer son passeport, il faut mettre la main au porte monnaie et en tirer 1 $. Puis nous repartons. Seconde etape aupres d uniformes encore, mais khmers cette fois ci. L attente est longue pour recupere la precieuse vignette verte. Une fois que les 5 tampons sont venus officialiser l autocollant, nous passons le poste frontiere, a 50 metres. La encore, nous assistons au rituel des coups de tampon sur nos carnets officiels de voyage, et pour qu on nous les rende, il faut donner en echange "One dollar each". De part et d autre de cette frontiere, ces bakshichs semi officiels sont monnaie courante. Nos guides nous avaient deja prevenus : il fallait prevoir des petites coupures en dollars. Bien evidemment, nous n avons pas le choix, nous mettons la main a la poche. Tacitement mais surement, nos petits dollars confortent les officiers dans leur pratique illegale. A qui va l argent ? A quoi sert il ? Nous ne savons pas.

La rencontre de ces douaniers fut la premiere approche du Cambodge. Derriere des expressions strictes, sous la casquette militaire se cache une humeur detendue. Les officiers sont fiers de nous enoncer les mots francais qu ils connaissent. Le dialogue se cree facilement. Les sourires s affichent apres, bien sur, avoir fourni sans encombre le fameux billet vert...



Publié à 06:00, le 8/12/2008, Stoeng Trêng
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On joue aux aventuriers

Notre derniere journee sur Don Khone sera, je le pense, inoubliable. Apres avoir traverse l ile vers le sud, nous avions deja contemple les chutes du Mekong a Somphamit. Superbe. En route, nous avions traverse rizieres et villages. Authentique. Puis nous avions explore Don Det,  ile d en face, en velo. Sympa. Mais ce jour la fut le clou de nos aventures, lorsque nous decidions de partir a pied, a la recherche d un pont qui nous menerait sur une des iles a l est, Don Som. Rizieres et champs nous ont d abord accueillis, puis au fur et a mesure que nous avancions, les champs cultives par l homme laissaient place a la jungle autour de nous, de plus en plus epaisse. La chaleur etait forte, mais les grands arbres epais nous offraient souvent une ombre fraiche. Nous avons rencontre, au detour du chemin, une bande d enfants qui nous ont fait gouter les fruits du tamarin qu ils venaient de cueillir dans la foret. Ils ont partage leur butin avec nous, les yeux malicieux de nous voir les imiter pour les decortiquer. Sans se parler, nous avons passe un beau moment avec eux. Sourires et gestes ont suffi pour nous faire comprendre les uns des autres.

Le coeur leger et heureux de ces emotions, nous poursuivons notre route sur le petit chemin de terre. Soudain, un pont s ouvre devant nous. Il ne mene pas a l ile d a cote, mais nous devons le franchir pour continuer notre route. Il surplombe de 5m un petit ravin envahi par la vegetation. Mais les planches de bois sont plus que sommaires : quelques troncs d arbres, coupes en 2, donc incurves et completement bancales, offrent un passage plus que risque. Telle une poutre piegee, cet obstacle ne nous donne pas droit a l erreur... Nadette passe la premiere, en faisant jouer les troncs alignes en longueur a son passage. Alex choisit la version tout terrain en traversant la flore gavee d insectes en tous genres et de faune inconnue. Apres un temps d hesitation, je me lance sur le pont. Le vide, sous les troncs que je scrute pour bien placer les semelles, me donne des sueurs froides. Les poutres bougent, les dernieres sont encore plus etroites... L arrivee a la terre ferme me soulage, tandis que j evacue une bonne dose de sueur... On l a fait !!!

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 10:29, le 7/12/2008,
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Dans les hamacs...

Les jours s ecoulent paisiblement ici, mais pas doucement pour autant. Pendant que nous prenons le rythme tranquille qu inspirent les iles du Mekong, les jours du calendrier defilent a leur allure habituelle. Deja, nous devons penser a notre petiple qui ne s acheve pas ici. Les prochaines etapes prevues nous tiennent a coeur aussi. Il va bientot falloir decoller pour le Cambodge. Les tresors d Angkor nous attendent. Tant de choses a voir... Meme en partant 5 semaines, je retrouve la frustration de la date buttoire imposee... Il faut faire des choix, calculer les jours restants pour realiser le voyage prevu... Meme en prenant notre temps, d autres villes du Laos auraient merite le deplacement... Nous quittons le Laos mais j eprouve le triste sentiment d inacheve... J ai aussi hate de decouvrir Angkor, d arpenter l unique voie ferree du Cambodge et les rues de Phnom Penh... Toutes les choses ont une fin...

Publié à 06:26, le 30/11/2008, Don Kone
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On pose les sacs

Sur l ile de Don Khone, nosu avons trouve refuge dans un bungalow sur pilotis, au dessus du Mekong. Le temps semble s y etre arrete. L imposant fleuve coule paisiblement sou nos pieds. Les lumieres des 4000 iles s y refletent. Les moustiques aussi sont de la partie. A part eux, pas de rencontre imprevue pour l instant. On retrouve l ambiance detendue de la poignee de jours passes sur l ile d Ao Ran Tee, l annee derniere. Mais sans la mer. Et avec les Lao. Leurs villages cotoient et se melent harmonieusement aux quelques bungalows qui dessinent les bords du Mekong. A pied ou en velo, nous allons et venons sur de petits chemins de terre, parmi les iliens. Nous ne les envahissons pas, nous sommes peu de touristes. Du moins pour l instant. Car la beaute de paysages et les chutes d eau a voir, les explorations a mener sont nombreuses et inoubliables.

Le contatc avec les locuax est, comme toujours, tres bon. L accueil qu ils nous reservent est toujours souriant, chaleureux et serviable. Ininteresses, ils sont heureux d echanger avec nous. Agreable surprise de voir autant de services rendus, sans rien attendre en echange, toujours avec le sourire. Belle lecon d humanite desinteressee.

Publié à 06:14, le 30/11/2008, Don Khone Let
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Escale a Savann

Apres 10h de bus, nous rejoignons Savannakhet, alias Savann, qui nous ouvre la voie vers le sud. Le passe colonial de cette ville s affiche a chaque rue : maisons d architecture coloniale defraichies, vieilles enseignes en francais, rues quadrillees... Autant de signes qui trahissent son histoire. Aujourd hui, il fait bon y flaner. La douceur de vivre regne et les habitants y sont accueillants, simples et souriants.

Nous avons eu le bonheur de decouvrir qu elle etait peu prisee par les touristes. Les "falang" que nous sommes se sont immerges dans l ambiance de Savann. Il est toujours aussi reposant de se promener le long du Mekong. Nous le suivons. A chaque etape, nous le retrouvons. Il nous guide vers le sud du Laos et le Cambodge. Comme un fil conducteur sur lequel nous derivons.

Nous ne restons qu une journee a Savann. Le temps de visiter deux temples, de passer a la poste dont l enseigne bleue est toujours inscrite en francais, de manger un morceau dans une gargote sur le bord du Mekong, d errer dans les rues aux couleurs douces, usees par le temps... Dans un temple, les moines nous accueillent avec le sourire et nous invitent a discuter avec eux. Nous les questionnons sur le bouddhisme, la vie des moines, leur culture... Eux pratiquent leur anglais en nous repondant, leurs livres a la main. En quelques minutes, notre petit groupe est rejoint par une dizaine de moines novices, qui viennent ecouter discretement avant la reprise de leurs cours. Encore une fois, simplicite, sourires et plaisir d echanges etaient au rendez-vous. L un des eleves parlait tres bien anglais. Nous avons pu lui poser des questions precises. Apprendre par exemple que chaque temple est regi [ar un moine. Ce dernier peut decider d accepter des jeunes dans cette enceinte, pour suivre les cours de religion. Les jeunes peuvent etre loges et completement integres a la communaute. Un principe simple qui peut rendre service a des jeunes en quete d eux memes et qui semble tres bien fonctionner. Les temples sont d acces public, n impoirte qui peut y venir a n importe quelle heure, sauf les femmes la nuit, pour discuter avec les moines. Les moines sont la pour permettre aux croyants de trouver la paix interieure. Ils mangent ce que les habitants leur donnent le matin, lors de la ceremonie des offrandes. Ils ne mangent pas le soir.
Au Laos, le bouddhisme pratique est le theravada, le petit vehicule. Il differe du grand vehicule, le mahayana.

Apres Savann, nous mettons les voiles pour Pakse. Petite ville coloniale aussi, mais beaucoup moins touchante que Savann. Nous n y passons que 2 nuits et une journee, le temps d aller parcourir le plateau des Boloven. Visites de cultures de the, cafe robusta, chutes superbes dans la nature genereuse et de villages de minorites ethniques. Le temps commence a nous etre compte...

Publié à 05:24, le 30/11/2008, Province de Savannakhet
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Tranquille Vientiane

Pour une capitale, Vientiane s avere vraiment calme. Nous avons rtrouve l imposant et paisible Mekong. Les rues sont un peu animees, sans exces. Les voitures sont peu nombreuses a circuler sur les voies quadrillant la ville.

Au niveau historique, on retrouve des temples a visiter, dont le magnifique Vat Sisaket. Cet ancien temple aux couleurs d ocre et au grand toit retombant avec harmonie est entoure et protege par une collection impressionnante de Bouddhas. Le Haw Pha Kaeo impressionne aussi. Il s eleve majestueusement. Construit en 1656, il abritait le fameux Bouddha de jade, jusqu a ce que les Siamois ne le derobent en 1779 pour l installer a Bangkok, au Wat Phra Kaeo. Nous la vions vu a Bangkok, nous avons decouvert son ancienne demeure. Puis nous avons suivi les autochtones jusqu au Vat Si Muang, le temple qui qccueille de plus de fideles de la ville. Tres ornementes en dorures, un peu trop meme a notre gout, les murs arborent des peintures fraiches. L interieur presente moins d interet que les precedents, a part les rituels auxquels procedent les bouddhistes. C est a genoux qu ils apportent au moine les offrandes a Bouddha. A cote, une sorte de gros pot a crayons contient de grandes et longues baguettes qui resonnent quanf on les secouent. Puis il faut en retirer une : un signe y est inscrit. A ce signe correspond un feuillet, range dans un petit casier. La suite, nous ne la connaissons pas. Les fideles restent prier a cet endroit, ou passent dans la seconde salle, pour le moins tres surprenante. En guise d autel, une grande arabesque fluorescente et clignotante, rose et verte, est branchee a une prise electrique... Une salle de priere a la mode de Las Vegas attirent les croyants de Vientiane, de tous ages. Un templie clinquant qui qbrite les habitants venus prier Bouddha aux couleurs de la modernite. Comme quoi religion et modernite peuvent s accomoder ?

Le Pha That Luang, symbolisant la religion et la souverainete du Laos, s erige lui aussi a Vientiane. En grimpant sur les marches du Patuxai, un beau panorama de la ville s offre aux curieux que nous sommes. Cet arc de triomphe s inspire du modele parisien, avec de beaux ornements typiques, qui lui conferent un charme indeniable.

Une ville empreinte dans l histoire, mais a la fois moderne : au dela de ses vieux tresors, elle est devenue un pole economique. Ses immenses marches cotoient de nombreux sieges d entreprises, sans fievre capitaliste pour autant. Les abords du Mekong donnent, ici aussi, vue sur de beaux paysages et sont ponctues de gargotes ou il est agreable de se poser et admirer les lueurs pourpres du soir.

Une ville tranquille, mais aussi une ville economique qui se developpe, qui reste agreable et a visiter et arpenter, a taille humaine.

Publié à 04:12, le 20/11/2008, Vientiane
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That Xieng Tung !

Nous sommes restes plus longtemps que prevu a Muang Sing, car le 12 novembre, c etait le jour tant attendu des festivites de That Xieng Tung. Nous trouvions dommage de manquer l evenemet le plus important de l annee de si peu. La fete religieuse et authentique n a pas eu lieu telle qu elle etait promise. Pour commencer, la procession qui traditionnellement se fait a pied depuis le temple jusqu au stupa n a pas ete suivie. Elle n a tout simplement pas ete organisee : les Laotiens endimanches passaient en moto ou bondes dans les tuk tuk.

Nous avons tout de meme entrepris cette marche de plus de 5km. Puis nous sommes grimpes par un petit sentier au coeur de la foret, ou l ancien escalier a laisse quelques marches en vestige, jusqu a la stupa. La haut, c etait une veritable fete populaire qui rassemblait tous les habitants de la region, toutes ethnies confondues. Des stands de nourriture s etendaient a perte de vue, la musique thaie resonnait a tue-tete. Parmi les etals de ce marche, 3-4 vendeurs de jouets chinois ont attire les regards des plus jeunes et suscite leur convoitise. Meme de jeunes moines s approchaient, leurs yeux d enfants brillants. Tous les garcons n avaient d yeux que pour les pistolets et autres ;itraillettes en plastique, tandis que les filles lorgnaient sur des poupees blondes. Les scenes semblaient irreelles, surtout lorsque l on croisait 4 petits moines armes de plastique jusqu qux dents...

Apres avoir fait l achat de quelques offrandes et marche autour du stupa (dans le sens des aiguilles d une montre), les Laotiens allaient manger ensemble, avant de danser sur de la musique trop forte, chantee en direct par un homme sur scene. Pas grand-chose de religieux au final ! Mais c etait interessant de participer a cette grande fete populaire qu on les a tous vus preparer, et se trouver sans l ambiance generale.

Publié à 04:02, le 20/11/2008, Muang Sing
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Chez les Akha

Au retour de la frontiere chinoise, nous nous sommes arretees au village Akha de Namdaedmai, chargees de 20 stylos et 17 cahiers exactement, apres avoir vide tout le stock d un petit vendeur en ville... Le Laotien qui nous a loue les velos nous avait redige un mot en lao, expliquant notre but et demandant aux futurs lecteurs de nous indiquer l ecole.

Premiere personne aue nous rencontrons : un petit grand-pere qui quittait le village, tandis que nous arrivions. Un peu honteux, il nous dit non et nous fait comprendre, le regard bas, qu il ne sait pas lire. Depuis 500 m, un petit garcon du village nous accompagne. Il jouait sur la route et nous suivit. En avancant un peu plus, un homme nous regarde depuis la terrasse de sa cabane, un enfant dans les bras. Je pose mon velo et le rejoins, le fameux mot en main. C est avec peine qu il dechiffre les caracteres, mais il comprend. Il demande au garcon assurant notre escorte de nous mener a l ecole, du moins c est ce que nous pensons. Nous traversons le village, sans savoir ce que nous allions trouver. En chemin, les enfants viennent a notre rencontre et suivent nos velos en riant. Puis le joyeux cortege s arrete devant une cabane minuscule et delabree. Nous commencons par croire que c est l ecole. A l interieur, un homme nous repond en anglais qu il est l instituteur. Nous lui donnons le sac de fournitures, il nous remercie chaleureusement. Puis il rentre dans la cabane a nouveau. Nous pensons qu il prepare la classe, ne sachant si nous devions rester ou pas... Finalement il ressort : il a passe une chemise impeccable et un beau pantalon. Il se dirige vers un batimenet et nous fait signe de le suivre. En fait, nous etions chez lui !!!

Il nous amenees a l ecole, suivis par les enfants, ou d autres jouaient dans la cour. Il fait classe pour les petits de tous les villages environnants. Il doit donc gerer les differences de niveaux des bancs d ecole tous remplis. La classe est organisee en 2 parties : chaque extremite comporte un grand tableau vers lequel chaque moitie des bancs est dirigee. Presque aucun enfant n a de chaussure, leurs vetements sont souvent trop petits et toujours uses. L ecole, propre, fait avec les moyens du bord. Le contraste avec les structures que nous avons connues est saisissant, poignant.

Il commence un discours aux enfants, que nous ne comprenons - toujours - pas. Puis il montre le sac et lit le mot magique qui nous a conduit jusqu a lui. Tout en poursuivant son discours, il fait un signe de tete en notre direction, les "falang" ("etrangers"), suivi par tous les petits yeux curieux et un peu etonnes. Malheureusement, notre stock ne suffisait pas a fournir tous les ecoliers ; l instit a donc du faire un choix - horrible. Il a appele des eleves a venir au tableau et leur a officiellement remis, un par un, stylo ou cahier. Puis il a leur a demande de tous lever leur cadeau a bout de bras, pour la photo.

Bien des protocoles de ceremonie officielle pour meme pas 5 euros de fournitures...



Publié à 04:18, le 18/11/2008, Muang Sing
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Aux portes du monstre chinois

Apres avoir erre dans le temple vat Xieng Jai, a l occasion de la fete religieuse du That Xieng Thung, nous sommes parties trouver la frontiere chinoise en velo. Les 10 km de route nous ont, encore une fois, offerts de somptueux paysages ponctues de petits villages ou les enfants nous saluaient a notre passage. Les 3 derniers kms, a grimper, nous ont demande plus d efforts. La-haut, voici la ligne officielle, entouree de militaires, qui marque la route. Au-dela, nous n apercevons que 500 metres de la province du Yunnan avant que la route, emmenee par le paysage vallonne, ne disparaisse. Nous n en verrons pas plus...

Cote laotien, 4 camions chinois, debordant de marchandises, viennent de passer la frontiere. De nombreuses personnes attendent au poste d immigration, sans agitation. Simples visiteurs sans visa chinois, ce poste-frontiere nous est, de toute facon, ferme.



Publié à 11:15, le 16/11/2008, Muang Sing
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Sur la route de la Chine

C est a bord d un mini-van surcharge que nous avons pris la route de Muang Sing. 2h pour faire 50 km sur une route traversnt les montagnes et nous rapprochant un peu plus de la Chine. Nous etions 15 embarques sur 11 fauteuils, le coffre et le toit etaient charges a bloc.

Le paysage qui defile sous nos yeux est tout bonnement incroyable. Des montagnes vertes s etendent a perte de vue, la nature semble intacte, comme encore vierge. La route n est pas en tres bon etat, meme si elle nous semble meilleure que celle menant a Luang Nam Tha, depuis Luang Prabang. Nous sommes tres secoues, car surcharges et roulant malgre tout a bonne allure. Apres avoir roule le 1er kilometre a peine, un gros bruit venant de sous le bus retentit. Il semble qu une piece sesoit detachee et frotte le bitume. C est le pot d echappement. Nous voila bien partis ! Imperturbable, le chauffeur attrape une bobine de ficelle. 3 minutes apres, nous repartons, a la meme allure...

A l arrivee, Muang Sing arbore bien le caractere rural auquel nous nous attendions. Malgre sa taille raisonnable, le nombre de guesthouses disponibles est impressionnant. Nous en trouvons une avec une belle terrasse a l etage, donnant vu sur un horizon de rizieres, bordees de montagnes au fond. La saison de culture est terminee, les pieds de riz sont en train de secher et font le bonheur du betail venu brouter. Les hommes s activent a ramasser le foin et l entasser en formant de petites huttes, sommairement protegees par une petite bache au sommet.

Les poules en liberte caquetent, suivies de leurs petits piaillant, les oiseaux chantent, un boeuf mugit de temps a autre, le bruit d un tracteur qui demarre au loin... Carte postale reposante.

 



Publié à 11:01, le 16/11/2008, Muang Sing
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No money

En rentrant de cette expedition, nous decidons de nous arreter boire un the dans une petite gargote. Nous en trouvons une dans un quartier epargne par les touristes. A notre arrivee, nous n arrivons pas a faire comprendre que c est un the que nous voulons, et non une soupe. Heureusement, nous trouvons la formule magique dans le Lonely Planet et c est en laotien que nous passons commande (saa hawn). D une extreme gentillesse, l homme a pris le temps d  essayer de nous comprendre. C est avec plaisir qu il echange 3 mots (les seuls 3 mots qu on puisse echanger) avec nous. Puis il revient vers nous avec le breuvage tant attendu et nous dit "No money" : il nous offre le the. Nous le remercions chaleureusement.

Malgre nos uniformes et nos tetes de touristes, avec tout ce que cela represente, il ne pense pas une seule seconde a profiter de la situation et nous soutirer quelques kips supplementaires. Au contraire, il nous invite.

Dans les villages visites aussi, aucune pression ni meme tout betement aucune proposition d objet a acheter. Nous n avons meme pas reussi a trouver la cooperative d artisanat. Les gens sont encore a preferer la rencontre, par curiosite, et n ont pas encore developpe le business pour les touristes. C est plus qu appreciable de se promener et rencontrer les locaux en toute tranquillite, sans se retrouver harcele et envahi. Petit bemol tout de meme, dans le village de Muang Sing, les grand meres des villages montagnards agissent comme de vraies sangsues, viennent squatter les terrasses des cafes et persistent a sortir tous leurs bracelets... Impossible presque de s en depetrer !!!

Ce n est pas le cas partout, mais les petits vendeurs que l on rencontre n insistent jamais apres qu on leur ait repondu "bo" ("non").

Publié à 07:08, le 14/11/2008,
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Rencontre du 13eme type

Apres avoir loue un velo, une carte sommaire des environs en poche, nous sommes parties a la decouverte des villages voisins. Cette region rgorge d ethnies variees installees dans les montagnes. On peut partir a leur rencontre des 2 km de marche, velo ou autre. Nous avons opte pour la petite reine.

Malgre le plan qui indiquait la situation des villages, nous avons eu quelque peine a les trouver. Apres avoir tente, en vain, de denicher le village Hmong de Ban Hudyao, nous demandons a 2 femmes occupees a laver du bambou sur le bord de la route, au point d eau. Elles rient et nous repondent 3 mots que nus ne comprenons, bien evidemment, pas du tout. En fait, elles ne nous comprennent pas non plus, meme apres avoir soigneusement reprononce le nom du village. Il semblerait que les habitants ne connaissent pas leurs voisins, ou que mon laotien est a couper au couteau, ou bien les 2.  :)

Bref, nous decidons de tenter notre chanc 4 km plus loin a Nam Di, un village lao huay ou lantan. Nous y parvenons tant bien que mal, avec nos velos de ville sur un petit chemin de terre et de pierres. Mais la peine vaut la depense physique, les paysages qui se sont offerts a nos yeux recompensent au dela de l effort acompli. De vastes rizieres jaunes bordees de petits talus verts et jonchees de httes de paille s etendent derriere les villages. Au fond, le relief des montagnes encadre les champs traverses de petites rivieres, au bord desquelles s accrochent et s etendent les maisons. Au passage, les enfants qui jouent nous saluent avec enthousiasme de sabai dee de leur petite voix et de leur menotte, attendant impatiemment notre reponse. Les adultes repondent a nos bonjours aussi. Ce chemin, menant a la cascade recensee dans tous les guides, est frequemment foule par des etrangers. Aucun etonnement ne se lit sur les visages que nous croisons.

9 km plus tard, au retour, nous repartons a la recherche de premier village, hmong. Par bonheur, nous y parvenons enfin. Nous traversons le village doucement, les sabai dee sont beaucoup moins nombreux a fuser de la bouche des enfants. En nous voyant, ils s arretent de jouer pour mieux nous observer. Certain nous suivent en gloussant, mais de loin, prudemment. Nous cherchons la cooperative du village, presentee dans notre guide. Nous avacons toujours plus loin. Les enfants jouent, les adultes preparent a manger, avancent le chantier d une hutte sur pilotis, etendent le linge... Nous voici immergees chez ces villageois qui nous remarquent a peine, tant nous sommes discretes. Nous continuons  a nous enfoncer dans le village, jusqu a un certain point. Ne schant pas si le chemin qui retrecit nous est ouvert, je m arrete devant le pas d une cabane ou je viens de saluer un homme, un bebe dans les bras. Il me  repond. Je lui demande avec quelques mots d anglais et beaucoup de signes si nous pouvons aller plus loin. Il ne comprend pas. Il me repond des choses que je ne comprends pas. Je lui souris timidement et il m observe avec curiosite. Il appelle meme le reste de la famille qui sort de la hutte et vient aussi observer le phenomene. Un garcon d environ 8 ans sort et rit, la grand mere m examine avec mefiance et les autres ecarquillent un peu les yeux. Polis, ils repondent tous a nos bonjours (encore). A part ca, difficile de poursuivre la conversation. La barriere de la langue nous cantonne, chacun, a l observation de l autre. J aurais voulu leur demander si notre venue ne genait pas, leur expliquer pourquoi nous sommes chez eux, leur demander si nous pouvions poursuivre la visite et s ils voulaient bien etre nos guides ou nous expliquer un peu leur culture.

Frustrees d en rester la, a echanger des regards pour se comprendre, mais repartir sans en savoir plus. Etrangers nous etions, etrangers malgre tout nous sommes restes. A mon retour, je songe a me documenter un peu plus sur cette ethnie, au dela de ce que nos guides racontent sommairement. Eux doivent en savoir bien moins a notre sujet...

Publié à 07:16, le 13/11/2008,
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En partance...

Apres Luang Prabang, Luang Nam Tha nous attend. Nous quittons l ancienne cite imperiale qui s enivre du tourisme qui va croissant. Direction le Nord et ses montagnes, nous allons flirter avec la Chine...

Nous voici dans le bus public. Plus de 9h de route nous attendent pour parcourir a peine 200 km. Toutes les petites fenetres sont ouvertes, quelques Laos et des touristes parsement les sieges. Sur le toit, 3 hommes s affairent a charger... une moto !!! Sous nos pieds, le coffre est reserve a autre chose que les sacs, ces derniers sont tous entreposes a l arriere du bon gros diesel. 6 ventilos assurent le brassage de l air pour notre survie. Sur le quai, des cris resonnent : le match de boxe thaie, diffuse sur un ecran minuscule, captive l attention des passagers en partance et anime leur attente.

Dans un gros ronronnement, le bus annonce son depart imminent aux retardataires. Finalement, il est presque plein. La vitesse moyenne de croisiere oscille entre les 20 et 30 km/h. La route que nous suivons (impossible de se perdre, il n y en a qu une vers le nord) est maculee de nids de poule, d eboulements et de virages. Le grand pare brise est fissure de part en par. Les chauffeurs se relaient et conduisent prudemment, evitant soigneusement au passage poules, oies, cochons et vaches qui errent tranquillement en liberte aux abords des villages.

De nombreux villages bordent la route. En coup de vent, nous assistons a des scenes de vie diverses, parfois intimes. Des femmes faisant leur toilette, le sarong remonte au dessus de la poitrine, au seul point d eau du village, au bord de cette route pourtant peu empruntee. C est genant. Des femmes qui lavent le linge, des enfants qui courent parmi les poules, des jeunes filles qui jouent a la corde a sauter, des hommes qui assemblent la paille qui formera le toit de la hutte en construction, des tenants de superettes qui attendent patiemment le client a l ombre, une petite fille qui ramene un seau d eau... En un clin d oeil, nous decouvrons vec curiosite leur mode de vie. Ce qui est frappant, c est la vetuste de leurs cabanes et leurs conditions de vie rudimentaires... Le cadre naturel superbe qui les entoure contraste avec leur pauvrete. L esperance de vie ici s eleve peniblement a 54 ans, le taux de mortalite infantile est important. A croiser tous ces villages, on comprend pourquoi. Pourtant, tous les bebes sont sur le dos des femmes, de leurs grandes soeurs ou dans les bras des hommes, jamais laisses sur une couche. Mais le manque d argent est criant, les soins doivent etre hors de prix pour ces villageois.

Arrives a Oudomxai, l influence chinoise se marque deja tres nettement : des boutiques arguent leurs enseignes en ideogrammes chinois. La Chine n est plus qu a une cinquantaine de km.

Plus on avance vers le nord, plus la terre est rouge et plus le caractere rural de la region s affirme. Les rizieres deviennent aussi familieres dans les paysages tandis que la vegetation s affiche toujours aussi verte et abondante. Nous arrivons dans la Zone Naturelle Protegee (ZNP) de Nam Ha.

Publié à 06:41, le 13/11/2008,
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Le Laos s ouvre au tourisme occidental, et vite

En arrivant au Laos, nous avons d abord ete surprises par l affluence touristique. A Luang Prabang, le nombre de guesthouses multiplie en realite par 2 les previsions fournies par nos guides. Les constructions vont bon train, partout dans la ville, pour offrir de nouveaux refuges aux voyageurs plus nombreux. La manne financiere que represente le tourisme est une aubaine pour un pays comme le Laos. Au vu de la gentillesse et l accueil que nous reservent les Laotiens, cette destination ne peut que seduire de nouveaux barroudeurs. Du cote des autochtones, l organisation va aussi pour parer les problemes logistiques et repondre aux besoins des Occidentaux. La majorite est anglophone, on compte beaucoup d Australiens, plus proches de l Asie. Nous rencontrons aussi des Americains, des Italiens, des Suisses, des Hollandais... L Europe n est pas en reste.

Les choses vont si vite que meme les dernieres editions du Lonely Planet et du Routard sont depassees : nous ne devions trouver aucun DAB a Luang Prabang. Nous en avons compte 3... Seules 3 adresses de cybercafes nous etaient indiquees : sans etre exhaustives, nous en avons deniche 7... Autant de nouveaux services destines a chouchouter les touristes.

En arrivant a Luang Nam Tha, les 3 premieres guesthouses que nous avions selectionnees affichaient complet ! Meme en Thailande, nous n avions jamais vu ca. C est vrai que les touristes sont souvent rassembles dans un quartier de la ville, ce qui qmplifie cette impression. Cela dit, ce pays est tellement beau que nous comprenons tous ces voyageurs... :)

Publié à 06:30, le 13/11/2008,
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Kaa-feh, kwa-sawng et petang

Ces mots, a l orthographe peu banale, ne vous rappellent rien ? Allez un petit effort... ca y est ? Leur consonance resonne tout d un coup a votre oreille de maniere familiere ? C est normal... Outre le cafe traditionnel lao, tres bon d ailleurs, la presece francaise a laisse des traces : les boulangeries se succedent dans les rues, etalant croissants, cuisines sous toutes les coutures, et autres gourmandises. Cote culinaire toujours, un survivant du rayon fromage s est installe ici : les rayons frais, ou chauds surtout d ailleurs, offrent quasi systematiquement le portrait bien connu de la vache francaise a la boucle d oreille et qui rit. C est bien la realite ! Toujours pour regaler les papilles, le mot crepe est, lui aussi, bien repandu, on trouve meme la fameuse pate a tartiner chocolatee repondant au doux nom de nutella... La baguette se fait egalement la part belle dans les menus. Autant de saveurs et de consonances reperes dans une culture encore inconnue et surtout pleine de surprises.

Une fois l estomac plein, il est impossible de ne pas assister a de petits tournois sympathiques de petanque en se promenant dans les rues. Des leur plus jeune age, les Lao experimentent le choix fatidique Tu tires ou tu pointes ? De nombreux petits terrains sont amenages et restent rarement sans animation. Encore un heritage francais que les Lao ont conserve et se sont appropries. Une partie infime de toute la riche culture lao que nous goutons et experimentons avec curiosite sous d autres latitudes.

Publié à 02:38, le 9/11/2008,
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L art et la maniere de jongler

 Outre les traits communs de l Asie que nous retrouvons ici, au Laos nous apprenons a jongler avec 4 monnaies. Apprehender une devise etrangere, ca implique deja une adaptation. Alors inutile de preciser qu ici les meninges chauffent entre les euros, pour nous donner un repere, les dollars, les bahts et les kips, monnaie locale. Pourquoi les bahts ? Et bien tout se comprend des qu on annonce qu un baht s echange contre 317 kips et qu un euro equivaut a plus de 13000 kips...

La devise thailandaise a cours dans tout le Laos. Le grand frere thailandais, deja tres present au niveau culturel, devient le modele de modernite a imiter et impose ses billets roses.

Au marche, les vetements empiles dans les stands ressemblent etrangement a ceux qu on peut trouver en thailande et meme ... chez nous. Les T shirts impimes aux couleurs des grandes marques ou heros TV connus cotoient baggies et jeans larges dans les etalages cote mecs. Petites robes des annees 60, jupes a bretelles et petits tops sont les copies conformes des produits de nos boutiques, tous arroses par les produits chinois qui inondent les marches de toute la planete.

A la difference des thailandaises, les Laotiennes denudent peu ou pas epaules et jambes et portent tres souvent le sarong, decline sous toutes les couleurs et tous les motifs. Les jeunes semblent echapper de plus en plus a cette tradition et courent apres l image moderne occidentale, largement repandue en Thailande deja. Eux aussi jonglent entre differents modeles, mais il en est un qui parait rassembler toute la jeunesse : celui que nous tentons d oublier en venant ici, le temps d un depaysement.



Publié à 03:25, le 6/11/2008, Luang Prabang
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